Des services juridiques 100% virtuels?

Vous commencez à me connaître, alors vous savez que j’essaie, dans le cadre de ma pratique, d’incorporer le plus d’éléments de technologies possibles, afin d’amener un peu de modernité dans ma façon de travailler.

Je me suis donc procurée un numériseur très performant, j’ai reçu en cadeau une tablette graphique, je n’hésite pas à utiliser les courriels, Skype ou Paypal et je m’assure d’être très présente sur le web, par mon blogue, twitter et facebook.

Pour l’instant, j’en suis rendue là. Et je ne sais pas quelle sera l’étape suivante.

Car vient le temps de remplir un mandat, je m’assure de répondre le plus parfaitement possible aux besoins de mes clients.

Cela implique souvent de les rencontrer, mais si cela n’est pas possible, je me dois quand même de communiquer avec eux, soit par courriel ou par téléphone.

Si j’ai un contrat à rédiger, le modèle de base que j’utilise est toujours modifié de façon importante, car chaque situation est unique.

Les tâches que j’accomplie pour remplir un mandat ne sont jamais répétitives et ne sont jamais du « copier-coller » du mandat précédent.

J’ai observé la montée des cabinets dits virtuels avec un peu de scepticisme.

Heureusement, je ne suis pas la seule, puisque Edilex a publié un texte dans le même sens sur son blogue: Services juridiques 2.0 – où devrait intervenir l’avocat?

Je suis de celle qui milite pour que la profession d’avocats arrive enfin au 21e siècle, mais pas au détriment de la qualité des services rendus.

Également, il y a toute la question de la responsabilité professionnelle: si mon service automatisé accouche d’un contrat contenant une clause qui va à l’encontre du besoin de mon client, suis-je responsable?

Et vous, qu’en pensez-vous? Seriez-vous intéressés à des services juridiques 100% virtuels?

Suggestions de billets complémentaires :

  1. Suspension de mes chroniques juridiques
  2. Formation continue en (presque) 2.0
  3. Votre avocat vous est-il fidèle?
  4. Un cas de diffamation sur internet au Québec
  5. Présentation sur le web 2.0 et le droit

Suggestions de billets complémentaires :

  1. Suspension de mes chroniques juridiques
  2. Formation continue en (presque) 2.0
  3. Votre avocat vous est-il fidèle?
  4. Un cas de diffamation sur internet au Québec
  5. Présentation sur le web 2.0 et le droit

2 Commentaires pour “ Des services juridiques 100% virtuels? ”

  1. J’ai laissé un commentaire plus long sur Edilex, mais à mes yeux, ces services automatisés, qu’ils soient dans le domaine juridique ou un autre domaine, ne finissent par rimer qu’avec des pertes d’emplois. Puis, loi de l’offre et de la demande oblige, avec de moins bonne conditions de travail pour les professionnel(le)s qui survivent à la tranche.

    L’automatisation c’est ben mignon, c’est ben rapide, mais c’est à force de retirer les êtres humains de nos activités qu’on rend celles-ci… inhumaines.

    • Je suis plus ou moins d’accord avec vous. Je ne suis pas contre l’automatisation, mais à la condition d’avoir un service égal et à meilleur prix ou un service supérieur.

      Je ne suis pas du type « sauvons les allumeurs de lampadaires ».

      Les activités n’ont pas besoin d’être toutes 100% humaines et la preuve, c’est qu’il y a encore beaucoup d’activités humaines dont nous sommes rarement satisfaits, par exemple, le service à la clientèle.

      Mais je ne sais pas si le service à la clientèle pourrait être un jour entièrement automatisé.

      Par contre, pour les domaines ou cela se peut, je pense qu’il faut regarder vers l’avenir et se remettre en question: est-ce que la présence d’être humain dans le processus amène réellement quelque chose de mieux?

      On ne sait jamais, peut-être que cela obligerait les avocats à se redéfinir et à faire leur part pour offrir une justice plus accessible?

Laisser un commentaire

Vos commentaires sont les bienvenus, mais je me réserve le droit de ne pas publier tout commentaire non pertinent ou diffamatoire, spécialement si son auteur reste anonyme. Merci de votre compréhension et de votre collaboration.